Joël Jeannot

Athlète Handisport – Site Officiel

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« Le soleil se lève pour tout le monde, il suffit de vouloir le voir »

Joël est né en 1965 à la Martinique.

Il est l’aîné d’une famille de 6 enfants habitant St Joseph.

« Tout jeune, j’étais déjà un passionné de sport, passionné de vélo et de foot mais avec 2 pieds gauche…. »

Mécanicien de métier, il est victime en 1990 à l’âge de 25 ans d’un accident du travail. Une benne qui tombe d’un camion, le voilà avec le dos brisé.

« J’avais une grosse motivation pour remarcher, raconte-t-il, mais avec la moelle épinière sectionnée, la messe était dite ! »

A l’époque, Joël s’interroge sur son avenir, végéter en Martinique ou prendre un nouveau départ en métropole en engageant un long travail de rééducation.

Il choisit de partir, direction la région de Perpignan dans un premier temps.

C’est le hasard qui le conduit en quelque sorte à poser ses valises à St Astier en Dordogne.

Ce n’est pas le hasard par contre qui le fait rester en Périgord, où il vit désormais avec sa femme Nadine.

Très vite, il pratique le sport, le basket pour commencer puis l’athlétisme. « En arrivant en Dordogne, je me suis mis au sport. J’ai mis des roues et le monde s’est ouvert, raconte-t-il, dans une interview au journal Sud Ouest, au lendemain de son titre de champion du monde. »

Ses motivations sont nombreuses.

« Le sport, dit-il, c’est un moyen d’intégration, une façon de se re-connecter avec les gens. C’est aussi aider son corps à vivre. Bien sûr, il faut accepter un nouveau corps, mais repousser ses limites au-delà de celles fixées par les médecins. »

 

Joël : un homme de défi.

Du basket, sport collectif, Joël passe à l’athlétisme. D’emblée les sensations sont bonnes. Son tempérament lui permet d’obtenir très vite des résultats dans une discipline où le mental est primordial. « En athlé, la performance individuelle est primordiale. Il faut constamment te dépasser, que tu sois valide ou pas d’ailleurs, c’est la même chose. »

De fait, Joël engrange peu à peu les victoires : aux championnats de France, d’Europe. Il intègre l’équipe de France.

Des amitiés et de solides relations naissent en Périgord, avec des athlètes « frères de fauteuil », comme Frédéric Périac qui partira avec lui aux Jeux Paralympiques de Sydney, ses deuxièmes Jeux Paralympiques après Atlanta. Ou encore Denis Dumonteil président de l’association « Périgord gagnant » qui le soutiendra dés ses débuts.

La ville de St Astier, Viasanté (alors Périgord Mutualité) et le Conseil général de la Dordogne figurent aussi parmi ses premiers soutiens.

Au fil des mois, au fil des années, Joël engrange les médailles. Il devient un ambassadeur du Périgord, et du sport tout simplement.

Athlète de haut niveau, il affine peu à peu sa préparation, comme pour les jeux de Sydney d’où il revient avec une médaille d’or.

Homme de défi, il est aussi un homme de respect avec les belles valeurs du sport chevillés au corps.

« Sur une piste, il n’y a pas de différences. Tout le monde est d’égal à égal. D’ailleurs, il n’a pas de différences non plus entre une compétition de valides ou de non-valides.

L’envie, le goût de l’effort, du dépassement de soi sont les mêmes. »

« La vie reste toujours un combat, un combat pacifique certes, mais un combat quand même. En permanence, tu dois t’interroger sur le sens que tu donnes à ta vie ».

Un seul regret : l’handisport n’est pas encore suffisamment reconnu en France, contrairement à d’autres pays .

Après une fabuleuse carrière en athlétisme, il raccroche fin 2004 après les Jeux Paralympiques d’Athènes d’où il ramène 2 médailles. Mais sa retraite sera brève car il se lance en 2006 dans le Handbike, avec un succès immédiat et ininterrompu depuis.

Prochaine étape : les Jeux Paralympiques de Londres !